bio

Carole Louis est née en 1985 en Allemagne. Pourtant, elle est belge, et grandit dans un tout petit village ardennais. À 18 ans elle débarque à Bruxelles pour étudier la sculpture à La Cambre, d’où elle sortira diplômée d’un master en 2008. Grâce à un concours gagné à l’Atelier 340 à Bruxelles, elle expose dans de grands musées en Pologne, puis en Allemagne et aux Pays-bas. En 2012 elle découvre la performance et commence aussi à se former en céramique. De 2013 à 2018, elle devient l’assistante de Charlemagne Palestine, ce qui l’amène à apprendre la couture. En 2014, elle investit une maison du centre-ville de Bruxelles dont elle transforme complètement la façade en tirant de l’argile directement du sol de la cave. Dans le même esprit, elle participe à de nombreux événements de performances expérimentales, entre autre organisés par Antoine Boute aux Atelier Claus en 2014, mais aussi au Lac où elle rencontre Louis Neuville. Leurs échanges donneront lieu à plusieurs performances par la suite, lors des happenings pluridisciplinaires qu’il y met en place. Dans la foulée, elle rejoint le collectif Chôse, un collectif parisien d’écrivains performeurs, avec qui elle collabore régulièrement. Une autre collaboration démarre en 2015, quand elle est invitée en résidence par Nora Wagner, une artiste luxembourgeoise qui pense le collectif comme central à sa pratique. Elles ont d’ailleurs réalisé une performance à distance au tout début du confinement, avec Trixi Weis et Aurélie d’Incau, qui a gagné le prix de l’innovation Covid, décerné par le Ministère de la culture luxembourgeois. En 2017 elle entame une recherche sur un réseau social bruxellois, www.parano.be, pour laquelle elle a bénéficié d’une bourse de la FWB arts numériques. Elle se servira de la programmation pour animer du texte, peu à peu devenu une pratique centrale, que l’on peut aussi découvrir au travers de ses chansons composées avec son groupe Carole et les Louis (Julien Meert, Jonathan Poliart, Benoit Deuxant). Avec Julien Meert, ils forment ensuite le duo « Ondine et Turbotin » et sortent « Club Solitude » sur le label français La Souterraine. En 2021, elle enchaîne une résidence au Ravi à Liège, une performance créée in situ pour la Biennale d’Antofagasta au Chili et « Ruissellement », une autre performance dans laquelle elle dirige 6 performeurs aux prises avec 1000 euros en pièces de 1 cent.
En 2022 elle poursuit ce désir de mêler performance et installation in situ lors de son exposition personnelle « Manège » à la Space Collection à Liège. En 2023, elle participera à une exposition curatée par Lola Meotti à la maison des Arts de Schaerbeek et au Festival Trouble à Bruxelles.